Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 14:01

Le climat

C'est un peu la chose dont tout le monde m'a parlé, dès que j'ai dit que je partais en Suède ("Oh bah tu vas avoir froid !").
Même si mon arrivée à Lund s'est faite sous le soleil et dans une chaleur agréable, très loin des 37° toulousains que j'avais eu la semaine avant de partir, le temps s'est vite radouçi.
Fin septembre, il faisait environ 0° le matin, pour ne pas dépasser les 5° dans l'après-midi. Depuis ce jour là, le climat est assez constant. Il fait à peu près la même température, et il pleut très souvent, ou alors le ciel est gris. Il a même neigé un 4 novembre (quoiqu'à Toulouse il y a 5cm de glace dans les rues au mois de mai, plus rien ne m'étonne). Chaque matin, une petite partie à l'intérieur de moi meurt quand elle découvre qu'il fait 20° avec du Soleil à Toulouse, alors que je n'ai que 3 petits degrés ici, avec la pluie...
En ce moment, le soleil disparait vers 15h, et on est définitivement dans l'obsucrité la plus totale vers 16h, surtout que la ville n'est pas spécialement bien illuminée.
En somme, l'hiver de Lund n'est pas tellement plus froid que celui qu'on connaît en France, c'est juste qu'il est beaucoup plus long. D'ailleurs, j'ai récemment découvert que dans le calendrier suédois, l'hiver durait 4 mois et non 3 (de décembre à mars). Je me demande bien pourquoi...


Dormir en Suède, c'est pas facile facile... #2

La dernière fois je me plaignais de l'absence de stores sur les fenêtres, ce qui faisait que le soleil venait me réveiller aux alentours de 7h du matin.
Cette fois, je ne risque plus rien de ce côté là, d'une part car il ne se lève plus aussi tôt, et d'autre part car la plupart du temps il ne se lève plus du tout. Mais si vous avez bien suivi, à la place il pleut. Et quand on entend toute la nuit les gouttes s'écraser lamentablement et résonner sur le triple vitrage (qui n'insonorise rien du tout), et bah moi ça m'empêche de dormir.
Ajouter à cela, les 3 chats qui déclenchent une guerre nucléaire entre eux durant la nuit, ou alors les soirées karaoké ou Guitar Hero World Tour improvisées a 8h du matin, et ce n'est toujours pas facile facile de dormir en Suède...


Les Suédois, et les couvre-chefs

C'est quelque chose que j'ai remarqué assez vite, le djeun's suédois a toujours quelque chose sur la tête. En général c'est un bonnet, une casquette ou une capuche de sweat de racaille, mais cela peut aussi prendre la forme d'un bandana ou d'un béret. Par contre, je n'ai pas encore remarqué de "o haut-de-forme".
Si j'étais naïf, je dirais sûrement que c'est pour se protéger du froid. Néanmoins, cette hypothèse prend rapidement du plomb dans l'aile pour deux raisons.
La première, c'est que le djeun's suédois ne se découvre pas la tête, même à l'intérieur où il fait chaud, ce que même la plus rebelle des racailles n'oserait pas faire chez nous. La seconde, c'est que le suédois est en T-shirt et porte un jean qui ressemble plus à du gruyère qu'a autre chose.
J'ai donc du mal à croire qu'il ne protège que ses petits cheveux blonds du froid, et pas le reste.


Les Suédois et le lancer de salive

Une chose qui m'a vraiment surpris, les suédois crachent pas mal. Bon bien sûr, en France aussi les gens crachent beaucoup, et plus parcequ'ils ont la flemme d'avaler leur salive, au vu de leur fréquence de crachat.
Mais ici, ce qui m'a surtout choqué, c'est que n'importe qui est susceptible de cracher. Que ce soit le gamin de 7 ans, la petite vieille BCBG avec son déambulateur à roues, l'homme d'affaires en costard, où le monsieur tout le monde bien élevé. Le pire, c'est que cela semble tout naturel, et il n'hésitera pas à cracher en public. Je sais pas vous, mais moi j'essaie d'être un minimum discret et de ne pas laisser de témoins...
D'ailleurs, une fois en cours, une fille avait ramener un petit gamin à qui je donnerais 8 ans (sûrement son fils). Il n'a pas hésité une seule seconde pour se lever en plein milieu du cours et aller cracher dans la poubelle, d'une façon qui n'est pas la plus distinguée.

Je tiens tout de même à signaler que c'est tout de même assez occasionnel, et on est très loin de ce qui se passe en Chine ou en Inde.


Traverser la route en Suède

Comme dans beaucoup d'autres pays, le piéton suédois ne fait pas n'importe quoi. Il ne traverse que sur les passages piétons, et 95% du temps quand le bonhomme est vert. Et chose impressionnante aussi, les voitures s'arrêtent quasiment tout le temps dès qu'un piéton va traverser et qu'il n'y a pas de feu, même si celui-ci n'est pas encore engagé.

Cette bonne éducation du piéton, je l'attribue aux petites boites situées sur les feux tricolores sur lesquelles il faut appuyer pour signaler qu'on veut traverser. Contrairement à la France, ce ne sont pas de vulgaires placebos, et on ne se retrouve pas à attendre deux minutes après avoir appuyé sur le bouton.
En effet, la plupart du temps, à peine appuie-t-on sur le bouton, que le feu passe au rouge et qu'on est autorisé à traverser. Et en général, à peine 5 ou 10 secondes plus tard, le feu repasse au vert. Comme ça tout le monde est content, et n'a pratiquement pas perdu de temps.
Mais, ce qui est bien, c'est que tous les carrefours de Lund (où il y a un feu) sont équipés de ces petits systèmes.
Il existe également le même système pour les vélos, qui ont un feu différent des piétons pour traverser la route. Bien que ceux-ci soient la plupart du temps synchronisés, il y a quelques moments où le feu cycliste est vert, et le feu piéton non.


Le Systembolaget

Voilà une chose qui, si elle se produisait en France aujourd'hui, provoquerait sûrement l'insurrection.
En Suède, les supermarchés (et autres vendeurs), ne sont pas autorisés à vendre de l'alcool à plus de 3.5%. Pour cela, il faut se diriger vers le Systembolaget (il y en a 3 dans Lund), qui est un magasin qui vend exclusivement de l'alcool.
Sauf que, ce magasin est géré par l'état, et vous l'avez compris, il détient un monopole total sur l'alcool. Et qui dit monopole, dit forcément prix élevés, qui sont en fait des taxes sur la quantité d'alcool présente dans la bouteille, et qui donc vont directement dans la poche de l'état suédois.
En plus de ça, le Systembolaget a des horaires d'ouverture assez courtes : il ferme à 17h en semaine, 15h le samedi, et est fermé le dimanche. Alors que les supermarchés sont ouverts tous les jours, généralement jusqu'à 21h ou 22h.
Au Systembolaget, il n'y a pas non plus de réductions, et chaque produit est vendu séparément (adieu le pack de 6), et aucun produit n'est réfrigéré, dans un souci d'égalité. Les caissiers font un contrôle d'identité strict, et même des personnes de 30 ans doivent montrer leurs cartes d'identité pour prouver qu'ils ont bien l'âge légal (ou alors les caissiers aiment bien se moquer des photos d'identité).
Mais le suédois aime boire, et le vendredi soir ou le samedi, le Systembolaget est tellement plein qu'il y a un videur à l'entrée pour empêcher les gens de rentrer. Et il faut attendre qu'un suédois sorte avec ses cartons contenant une cinquantaine de bières avant de pouvoir rentrer.
En tout cas, voilà sûrement un moyen de rembourser complètement la dette de la France (M. Sarkozy, si vous me lisez...).
Par Supra - Publié dans : Général
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 22:36
Voilà encore quelques jours durant lesquels je n'ai rien écrit ici. Mais, me voici de retour avec une série d'articles que je devrais poster sous peu, pour peu que j'arrive à vaincre la légendaire flemme qui m'anime !

Dans ce premier article, je vais parler un peu de mes cours, parcequ'il parait que ça intéresse certains de mes lecteurs, et aussi parcequ'il y a quelques anécdotes sympathiques à raconter.

Petit retour sur mes cours de la première période :

Natural Language Processing

J'en avais déjà plus ou moins parlé, mais ce cours est vraiment sympa, et en plus le prof est français. Il n'y a pas d'examen, seulement 6 TPs à passer (où il n'y a quasiment rien à faire), ainsi qu'un petit projet à réaliser.
D'ailleurs, pour une fois, l'informatique a été de mon côté. Etant donné que j'avais un peu de retard sur mon projet, dans un souci de vitesse, j'ai quelque peu triché pour obtenir mes résultats. Evidemment, ces résultats été très bons, et je redoutais déjà le moment où je pleurerais devant mes vrais résultats. Et bien que nenni ! Après avoir calculé mes résultats d'une façon plus orthodoxe, ceux-ci se sont avérés encore meilleurs !

Algorithm Theory

J'avais choisi ce cours un peu dans le désespoir de ne pas avoir assez de crédits pour pouvoir valider mon semestre, et je n'étais pas forcément emballer. Mais il s'est avéré que c'était très bien. On y apprend quelques algorithmes utilisés pour résoudre différents types de problèmes, mais on apprend surtout à réfléchir par soi-même et à les adapter à la situation, plutôt que de les appliquer bêtement.
Par contre, je trouvais que la matière était tout de même assez difficile, et certains problèmes (et solutions) vues en cours m'échappaient complètement. Du coup, je n'étais pas trop rassuré avant l'examen final - sans document - de 5 heures, surtout que je n'avais gagné que 1,2 point (sur les 15 que je devais prendre) grâce à mes DMs. Et bien entendu, je ne comptais pas rater l'examen sous peine de devoir revenir au moins de janvier, alors que je pourrais profiter de vacances bien méritées à la place.
Fort heureusement, ma chance légendaire lors des examens, celle qui consiste à ne mettre que ce que je connais bien dans le sujet, a encore frappé. J'ai donc trouvé l'examen plutôt facile, et une semaine plus tard j'avais donc mon résultat, que je ne dévoilerais pas ici afin de ne pas paraître prétentieux (J'AI EU 26.5 / 30 AHAHAHA !!!!).


En bref, je suis très content de mes cours de la première période, surtout qu'ils ne m'ont pas demandé un travail excessif.
Passons maintenant au cours de la seconde période :

Mobile Graphics

J'avais d'abord annulé ce cours, étant donné qu'il était "fortement recommandé (mais pas obligatoire)" d'avoir suivi le cours de graphisme sur ordinateur, ce que je n'avais pas fait. Au final, je l'ai quand même choisi, une fois de plus parce que je n'avais pas beaucoup d'autres choix.
Cette fois-ci, j'ai un prof anglais, et le principal but de la matière est de développer une application (comprendre un jeu vidéo en 3D) sur un iPhone/iPod Touch. C'est tout de suite plus attirant que 99% des autres projets qu'on peut nous proposer.
Pour l'instant, la matière est plutôt sympa, mais les 2 TPs demandent beaucoup de travail afin d'avoir le résultat escompté, et l'on manque souvent de temps. Je travaille en groupe avec un espagnol ainsi qu'un autrichien (qui m'a fait découvrir cette sublime vidéo !), et nous avons réalisé un superbe jeu pour iPhone qui consiste à éviter des cubes multicolores fonçant sur notre joli vaisseau qui change de couleur toutes les secondes. Et puis, si on les évite pas, c'est pas grave, on passe à travers :)

Configuration Management

En m'asseyant lors du premier amphi de ce cours, je n'avais absolument aucune idée du sujet qui allait être abordé. Le français à côté de moi non plus. Et il faut dire qu'après le premier amphi, je n'en savais pas beaucoup plus. Bon, maintenant que j'ai trois semaines de cours derrière moi, je peux dire qu'il s'agit de savoir comment gérer un projet efficacement, surtout quand il y a beaucoup de personnes qui travaillent dessus.
Du coup, on doit travailler nous-même en groupe, et je suis cette fois avec un français, un allemand, et le même espagnol que précédemment.
Jusque là tout va bien, mais il se trouve que notre professeur a quelques similitudes avec un BT bien connu de certains.
Tout d'abord, il y a une certaine ressemblance physique, et même au niveau vestimentaire, dans le choix du pull et du jean. Il a lui aussi un maître absolu, en la personne de Wayne Babich, qui est un peu le  Åke Björck du configuration management. Mais surtout, il se définit lui-même comme quelqu'un de très "cruel" et même de "Danish son of a bitch".
Et je commence à comprendre pourquoi. Déjà, il considère que son cours nécessite 200 heures de travail, réparties sur 7 semaines (je vous laisse faire le calcul). Et pour s'assurer de cela, il nous donne chaque semaine une cinquantaine de pages à lire pour la semaine suivante, en plus de divers documents à rédiger, présentations à préparer, etc...
Bon, il y a quand même une différence. C'est qu'il est nettement plus sympathique, et qu'il rend ses cours vivants. En plus, il n'hésite pas à diffuser des vidéos des Monty Python pendant la pause, ou encore à mettre cette vidéo dans ses slides.

Suédois

Et là, j'ai envie de dire le meilleur pour la fin... Je me suis inscrit aux cours de suédois intensifs, qui ont lieu deux fois par semaine de 17h à 20h (ça, c'est un peu embêtant).
Mais heureusement, grâce à des personnages hauts en couleurs, ainsi qu'au fait qu'on soit trois français s'entendant bien, le cours passe assez rapidement.
Petite présentation des personnages :

Vous avez peut-être vu cette vidéo, où un présentateur se tape un fou rire à cause des voix "bizarres" de ses invités. Premier cours de suédois donc, et on fait un tour rapide de la classe pour se présenter. C'est alors au tour d'un mec qui a un peu une voix comme celle-là, mais ça va encore. Mais le chinois juste après, c'est bien pire, mais tout le monde arrive à garder son sérieux. Par contre, on a failli le perdre (notre sérieux), quand au bout de la troisième séance, la prof lui demande s'il n'a pas un problème de gorge, car sa voix est un peu bizarre.
On retrouve également une lettone raveuse qui a l'air d'être complètement shootée en permanence. Quand quelqu'un lui pose une question, elle met environ 15 secondes à se rendre compte qu'on lui parle, auxquelles il faut ajouter encore 30 secondes pour qu'elle nous dise comment elle s'appelle. Bref, on prend un malin plaisir à l'observer dans ce monde hostile qui la harcèle de questions aux réponses aussi indécises que "Quel âge as-tu ?"
Il y a également son pote geek lithuanien. J'avais déjà eu l'occasion de le rencontrer un peu avant, vu qu'il s'était incrusté dans notre groupe de Configuration Management une fois. C'est là qu'on a pu découvrir après environ 7 secondes et 19 centièmes qu'il était absolument fan d'Ubuntu et qu'il "aimait programmer". Bref, lui aussi a l'air davoir consommé des produits illégaux, mais il affiche un sourire niais trois heures durant. Par contre, ca ne l'empêche pas d'être aussi réactif.
Ajoutez à ça un colombien hilare dès que quelqu'un fait un semblant de blague (les blagues moisies de la prof ont beaucoup de succès avec lui, mais c'est tout), une américaine qui n'a pas compris qu'on n'avait pas la même prononciation des lettres quand on parlait suédois que quand on parlait anglais, et une russe potiche qui ne sait pas trop ce qu'elle fait là, et on a un cocktail assez détonant pour bien s'amuser (enfin, tout est relatif).

Sans oublier les vidéos en suédois : on comprend rien, mais on peut y voir un jeune en dreadlocks inviter une vieille à prendre un café chez lui car elle lui a expliqué le fonctionnement d'une machine à laver, entre autres. Ou encore, le hip-hop suédois (spoiler alert : c'est naze !).


Vous savez maintenant tout de mon quotidien, et comme je me doute que certains d'entre vous restent un peu sur leur faim, je vais essayer de faire mon prochain article assez rapidement !
Par Supra - Publié dans : Général
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 21:01
La semaine dernière, c'était ma semaine d'examen. Oui, c'est au singulier, car contrairement à l'n7, je n'avais pas cinq ou six examens cette semaine, mais un seul. Le mardi en plus ! Je voulais donc profiter de mes cinq jours de répit pour jouer au touriste et visiter un peu les contrées suédoises, ou dans ce cas plus précis, les agglomérations.

Mercredi soir, on décide avec mon compère de partir le lendemain à l'aube (comprendre 10 heures) pour Malmö.
C'est la troisième ville de Suède, de par sa population puisqu'elle abrite - accrochez-vous bien - un peu moins de 300 000 habitants. L'avantage est qu'elle est située à vingtaine de minutes en train depuis Lund, et à peu près autant de Copenhague, c'est donc une ville importante.
Nous ne savons pas encore ce que nous allons y faire, mais comme me le fait justement remarquer mon comparse, "il y a Ikea". Ouais...

Nous partons donc en ce jeudi matin, et la première constatation qui s'impose, loi de Murphy oblige, c'est qu'il fait moche. Il a fait beau toute la semaine, mais là, juste aujourd'hui, il fait tout gris et il bruine un peu.
Nous arrivons, quelques minutes plus tard à la gare centrale de Malmö, plus léger de 42 couronnes (c'est tout de même assez cher pour un trajet de 20 minutes), après une histoire impliquant des portes de wagon, deux jeunes suédoises, et moi, que je ne détaillerais pas ici (je vous laisse travailler votre imagination, et vous invite à poster la meilleure histoire possible !). Notons tout de même que nous nous sommes fait contrôler durant le court trajet, car ici on ne rigole pas avec la loi.

Vanessa nous avait prévenu, la Suède n'est pas spécialement intéressée par le tourisme. En gros, il n'y a pas vraiment d'attractions pour les touristes, et l'on va vite s'en rendre compte.
Nous récupérons à la gare une jolie carte de Malmö en français, et commençons a étudier un parcours possible. Petit aparté pour les créateurs de cette carte : apprenez à plier une carte !

Après une rapide étude de la carte, je repère une tour qui à l'air jolie, ainsi qu'un port situé juste à côté dont on avait entendu le plus grand bien. On évalue la distance nous y séparant comme étant plutôt courte, donc nous nous mettons en route.
Ce n'est qu'au bout de 30 minutes de marche au milieu d'une zone remplie de bureaux, et donc pas spécialement jolie ou agréable, que nous arrivons au pied de la Turning Torso.
La tour est assez originale, puisque comme son nom l'indique, elle tourne. Il y a un angle de 90° entre sa base et son sommet, et elle s'élève à 190 mètres, faisant ainsi d'elle la plus haute construction de Suède. Etant donné ma passion de monter sur les tours afin d'avoir une belle vue de la ville, je m'approche naïvement de l'entrée de la tour. Je suis alors informé par un papier que la tour étant en fait habitée, il n'est pas possible de la visiter. C'est donc déçus que nous continuons notre aventure vers le port.

La Turning Torso.
J'aimerais pas avoir un tuyau devant ma fenêtre...



Juste derrière la tour, nous entrons dans un quartier pittoresque au style complètement différent. Fini les bureaux à pertes de vue, place à des petites maisons multicolores ressérrées. On se retrouve même au milieu d'un jardin, que je qualifierais de "moderne", très agréable. Afin de trouver le port, nous décidons d'aller au bord de la mer, ce qui semble être une bonne idée. Une sorte de jardin longe la côte, et le paysage est plutôt joli. On peut apercevoir le pont de l'Öresund, long de 8 kilmètres et qui relie Malmö à Copenhague. Malheureusement, à cause du temps gris, la capitale danoise est totalement invisible, mais la vue doit être très jolie par temps clair.
Nous arrivons ensuite au "port", qui à notre grande stupéfaction est composé d'une demi-douzaine de bâteaux de plaisance. Sur la photo de notre carte de touriste, on peut y voir des centaines de personnes à l'air émerveillé et enjoué (j'extrapole un peu, la photo est pas très grande) au même endroit que nous, complètement désert. Néanmoins, le quartier est assez agréable.

Le port Västra Hamnen, on peut apercevoir le pont de l'Öresund au fond


Nous continons notre périple, et décidons de retourner vers le centre-ville, où se concentrent la plupart des points sur notre carte. En chemin, nous nous faisons interpeller par un autochtone amical, qui devait sûrement s'étonner ce qu'on faisait dans ce coin de la ville avec notre carte de touriste.

En chemin, nous passons devant un marché au poisson (recommandé par notre carte de touriste), puis devant Malmöhus, un chateau médiéval datant du XVème siècle, si je ne m'abuse. Il y abrite maintenant une galerie d'art et un musée qui fait une exposition sur Mandela, mais qui n'ouvre ses portes que l'après-midi. A l'entrée du château, on croise d'ailleurs quelques objets sûrement amenés pour l'occasion.



Des propos racistes se sont glissés dans ces images.
Sauras-tu les retrouver ?


Nous entrons ensuite dans un parc, le Kungsparken pour être plus précis. Il faut savoir qu'en Suède, on est très écolo, et du coup on aime beaucoup avoir plein d'arbres, et plein de grands parcs un peu partout en plein milieu de la ville. Force est de constater que c'est très plaisant, en plus d'être assez joli (bien que les jardins japonais sont cent fois mieux). En plus de cela, il y a une loi joliment nommée "Allemansrätten" (le droit de tout le monde), qui autorise n'importe qui à faire du camping où bon lui semble, y compris sur des propriétés privées, à condition de ne pas être visible ou audible de qui que ce soit. Elle autorise également de cueillir des fruits, et des plantes sauvages. En effet, je ne pense pas que la voisine apprécie qu'on vienne lui piquer ses tomates dans son jardin...

Nous continuons notre traversée du parc, et tombons nez-à-nez avec un casino en plein centre de celui-ci (lui aussi recommandé par notre carte de touriste). L'heure tourne, et d'un commun accord nous nous arrêtons au McDo afin d'effectuer un repos bien mérité. Nous regrettons de ne pas avoir emmené nos vélos, car ici aussi une grande partie de la ville est aménagée de pistes cyclables.

Dans l'après-midi, nous ne savons plus trop quoi visiter, et décidons de faire une ballade en centre-ville. C'est un quartier très commerçant, les boutiques et les centres commerciaux s'enchaînent dans des rues piétonnes, parsemées d'anciens bâtiments. Sur notre route, nous croisons tout de même l'hôtel de ville, ainsi que l'église Saint-Pétri qui sortent du lot. Je précise , car je sais qu'il y a des amateurs parmi mes lecteurs, qu'il y a un concert d'orgue tous les mercredis à midi dans la dite église.

L'hôtel de ville

L'église Saint-Pétri


Nous arrivons enfin sur une petite place carrée répondant au doux nom de Lilla Torg. Elle est remplie de terrasses et de restaurants, et bordée par d'anciens bâtiments sur ses quatre côtés, certains datant même du XVIème siècle.

Après avoir parcouru la carte une dernière fois, nous décidons de rentrer dans notre petite bourgade de Lund, renonçant ainsi au centre des reptiles de Malmö, au musée du jouet de Malmö, à la chocolaterie, la bibliothèque ou encore le parc d'attractions de Malmö, qui font pourtant partie des "34 lieux à ne pas manquer à Malmö". Quel dommage, vraiment !
A noter que le trajet retour nous aura coûté 59 couronnes, sûrement parce que nous avons inconsciemment pris un train rapide et en meilleur état que celui de l'aller. La vie en Suède est quand même chère !


Au final, je ne peux pas dire que j'ai été particulièrement emballé par Malmö. Certains quartiers sont agréables, mais au final il n'y a pas grand chose à faire en tant que touriste, à part s'asseoir à la terrasse des restaurants. Je peste tout de même après le mauvais temps, qui m'a empêché d'avoir la vue sur la mer et Copenhague qui était pour moi la grosse attraction de la ville, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Une fois de plus, je vous invite à aller regarder plus en détail les photos de cette journée, dans l'album ingénieusement intitulé "Malmö", sur la droite du blog.
Par Supra - Publié dans : Tourisme
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 21:19
Suite à mon précédent article, j'avais décidé d'aller à Smålands Nation ce samedi, car le premier samedi du mois, c'est le club electro. Et j'espérais enfin pouvoir écouter de la vraie musique dans une nation.

Mais, grâce à Facebook, qui est vraiment l'outil de communication par excellence ici, nous avons découvert une soirée sobrement intitulée "Legendary !" ayant lieu à Sparta, et accueillant une bonne centaine de personnes.
Du fait de l'unicité de l'événement, nous avons décidé de passer la soirée là-bas.


Un petit retour sur les Korridor Party, dont je n'ai pas parlé jusqu'ici, mais qui sont pourtant monnaie courante en Suède, même si je présume que c'est pareil ailleurs.
Il y a diverses résidences étudiantes éparpillées tout autour de Lund, et je ne pense pas me tromper en disant que les plus importantes sont Sparta, Delphi et Östra Törn. En gros, c'est plein de bâtiments remplis d'étudiants. Normal pour une résidence étudiante.

A l'intérieur des bâtiments, il y a des couloirs (incroyable !), et une petite vingtaine de chambres par couloir, avec tout au bout une cuisine commune. En gros, une Korridor Party, ça consiste à inviter des gens chez soi, puis à se balader un peu partout dans le couloir et dans la cuisine, et de faire la tournée des chambres qui veulent bien ouvrir leurs portes.

Jusqu'ici, je suis allé à quelques Korridors Party. La première, et clairement la mieux, c'était lors de la Welcome Party  (j'en parle ici, le 05/09/09). Il y avait un nombre respectable de gens, une trentaine, c'est clairement pas mal compte tenu de l'étroitesse du couloir, des chambres et de la cuisine. De plus, comme c'était une soirée organisée par un mentor group, il n'y avait quasiment que des étrangers à la recherche de nouvelles rencontres, du coup l'ambiance était bonne.
La seconde n'était que quelques jours après (ici, le 09/09/09), toujours à Sparta, et toujours organisée par un mentor group (ou plutôt un mentor tout court). Il y avait tout de même un peu de monde, mais la grande majorité était un groupe d'allemandes restant entre elles. Du coup, c'était un peu moins bien, sans être horrible non plus.

En revanche, la dernière en date était plus décevante (et je pèse mes mots). Après avoir retrouvé une connaissance canadienne d'un mentor group, qui nous explique qu'ils font le tour des chambres et qui nous invite à les rejoindre, on se fait éjecter au bout de quelques minutes avec d'autres personnes : "Ceux qui n'habitent pas ici, sortez s'il vous plait, vous pourrez rerentrer dans pas longtemps". Ouais, c'est ça... Bref, on s'en va, et on finit la before quelque part dans la rue sur le chemin d'une nation.


Revenons donc à la "Legendary" Party. La soirée devenait déjà légendaire lorsqu'à peine sorti de chez moi, une énorme averse tombe alors qu'il ne pleuvait que quelques gouttes juste avant. Pour donner un ordre d'idée, c'était comparable à l'orage de grêle de Toulouse pour ceux qui l'ont vécu, ou a un très très gros orage pour les autres. Bref, à peine 100 mètres en sprint à vélo pour chercher un abri que j'étais déjà complètement trempé. Etant donné que Sparta est à l'opposé de la ville, soit 15-20 min de vélo, j'hésite alors grandement à aller là-bas.Après une petite attente et alors que la pluie se calme, on décide quand même d'aller tenter notre chance, au moins jusqu'en centre ville pour manger, et aviser après. Sur le chemin, on croise d'énormes flaques d'eau qui font facilement 10-15 cm de profondeur.

La pluie a pratiquement cessé, et nous arrivons donc un peu après à Sparta. Et la soirée "Legendary !" annoncée, n'était en fait qu'une Korridor Party, avec tout de même un peu plus de monde qu'a l'accoutumée, mais n'avait rien d'exceptionnelle. On fait le tour de la résidence histoire d'être sûr qu'on est pas passé à côté de la vraie soirée, mais non.
On retrouve un peu le même genre d'ambiance qu'au pub, c'est-à-dire que les gens viennent entre eux, et ne se mélangent pas trop aux autres. En tout cas, un peu moins qu'en nation, où c'est un peu plus diversifié.
Alors que la soirée ne nous emballe vraiment pas, et que l'on pense déjà à partir, on rencontre (encore) de nouveaux français, et on recroise quelques connaissances (un Alex C. fan !). On reste un peu à discuter avec les français et françaises, ce qui est plus compliqué à faire lorsqu'on les croise en nation, il faut bien le reconnaître.

Finalement, on part tout de même assez tôt, la soirée n'ayant vraiment rien de "Legendary". Ou alors, peut-être fallait-il attendre 2h du matin pour qu'elle le devienne, avec l'apparition d'un Korean Elvis ou d'une suédoise unijambiste de 2 mètres faisant des claquettes... Malheureusement, je ne le saurais jamais.
Juste avant de partir, un type nous propose d'aller a Sydskanskå, paraît que ce soir c'est club electro. Bon, cette nation étant sur ma blacklist (bien que je n'y sois jamais allé, il faudra quand même que j'y aille une fois afin d'établir mon Top10 de nations), et étant donné l'heure, nous déclinons sagement l'offre et rentrons chez nous.


Bref, dans l'histoire je ne suis toujours pas allé à Smålands !
Par Supra - Publié dans : Soirées
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 15:04
"Ah enfin, il écrit quelque chose sur son blog !"
C'est sûrement ce que vous vous dites en ce moment même, et je vous comprend. Si moi aussi je suivais un blog aussi génialissime que celui-ci je serais bien tourmenté par la période d'inactivité qui vient de se terminer.
Et si c'est pas ce que vous étiez en train de vous dire... bah j'ai bien fait de pas faire medium alors !

Alors pourquoi cette interruption ?
Honnêtement, je ne peux pas dire que ce sont mes 12 heures de cours hebdomadaires qui m'ont submergé.
D'autant que la moitié d'entre elles ne demandent que très peu de travail.
En revanche, ma deuxième matière, celle que je pensais simple, ne l'est pas du tout et m'occupe un peu plus.
Il y a 41 points à obtenir, répartis de la façon suivante : 30 points pour l'examen (de 5 heures !), et 10 points pour 5 DM. Oui, ça fait 40. Le précieux 41ème point peut être obtenu en participant au "Swedish & Nordic Programming Contest", et en ayant de bons résultats, car ici, l'important ce n'est pas de participer.
Pour réussir la matière, il faut obtenir 20 des 41 points possibles, ou bien alors la moitié des points de l'examen, rendant ainsi les DM facultatifs. Mais, sérieux comme je suis, je fais les DM. Et jusque là, je dois dire que j'ai un peu du mal... Ils ne sont vraiment pas faciles, et j'arrive tout juste à avoir la moyenne. Si cela continue, j'aurais fait les 5 DM pour rien.

Heureusement, mon autre matière, c'est vraiment la planque idéale. Pour la réussir, il suffit de réussir tous les TP. Et c'est vraiment pas dûr, il n'y a quasiment rien à faire. Le projet s'annonce un peu plus compliqué, mais rien d'insurmontable non plus.

La vraie raison de cette interruption, c'est que malheureusement, je n'ai plus grand chose d'intéressant à raconter. Passés les premiers jours et leurs lots de surprises diverses, tout se répète, à tel point que je ferais bientôt la bise au mec qui fait les kebab tellement je vais souvent chez lui.

Bien sûr, il y a toujours les soirées dans les nations, d'ailleurs maintenant je rentre à tous les coups, mais elles commencent à se ressembler elles aussi. Evidemment, elles apportent leurs lots de rencontres sympathiques, chaleureuses, ou aussi bizarres.
Qui aurait cru que je croiserais SuperGeek (celui-ci) dans une nation, pendant une soirée ? Ou alors plein de suédois et suédoises parlant français ? Ah non, ça c'est normal, il paraît...

Mais la triste vérité, c'est que Lund c'est tout de même un peu mort. C'est vraiment désert dès la nuit tombée, à part les 2 ou 3 bars du centre ville, et il n'y a pas grand chose à faire, que ce soit en journée ou le week-end. Les soirées dans les nations sont donc à peu de choses près les seules distractions que les étudiants ont.

Malgré cette habitude qui semble se mettre en place, le temps passe très vite, et je me suis rendu compte avec effroi que la fin de la première période (et donc mon examen) est dans 3 semaines, et qu'il ne me reste que 80 jours à passer ici (je l'ai découvert par hasard, je ne compte pas !).

J'ai donc décidé qu'il était temps d'agir, et je vais sûrement m'organiser un petit voyage pour la fin octobre, soit à Stockholm, soit à Copenhague, pendant mes 5 jours de "vacances". C'est pas vraiment des vacances, c'est juste que ma semaine se termine le mardi...
De plus, j'ai pour nouvel objectif de réussir à réquisitionner les platines d'une nation pendant une soirée, car je commence à être un peu excédé d'entendre toujours la même daube ultra-commerciale. Malheureusement, il paraît que c'est loin d'être gagné, mais je vais tout de même voir ce que je peux faire.

Je suis malheureusement obligé de l'avouer, mais il fait froid. Ce matin, il faisait 1°, et on atteint difficilement les 10° dans la journée. Les mois suivants promettent d'être longs...


En relisant cet article assez décousu, je me suis rendu compte qu'il manquait quelque chose. Et je me suis rendu compte que je n'ai jamais parlé de ma soirée à Inkonst, à Malmö, et elle commence un peu à dater.

C'était donc un samedi soir, notre mentor group avait organisé une petite soirée dans un club de Malmö : Inkonst. J'étais très motivé, car on m'avait recommandé ce club, qui était réputé pour son son électro. Nous partons donc pour Malmö en début de soirée, et nous y arrivons 40 minutes de bus plus tard. Quelques pas après, nous sommes dans l'appartement d'une de nos mentors pour la before. L'ambiance est très sympa, il y a plein d'espagnols avec qui on s'amuse bien, et j'ai enfin rencontré 2 allemands connaissant Alex C ! Le premier ne connaissait que la chanson "Du hast der schönsten arsch der welt", mais le second connaissait bien le Francis Lalanne rhénan. Il me fit d'ailleurs remarqué que "c'est de la grosse merde" et qu'il "fait honte à l'Allemagne". J'ai failli engager un concours avec lui, en lui citant ceux qui faisaient honte à la France, mais je n'avais pas envie d'y passer ma soirée.

Vers 23h, nous nous déplaçons en groupe (de 40 tout de même) vers le club, et nous rentrons immédiatement. Les videurs m'interpellent pour savoir d'où on vient, et ont du mal à croire que je suis français parceque "je parle bien anglais et que je n'ai pas d'accent". Ils me racontent brièvement leurs vacances à Biarritz, où personne ne parlait anglais, à leur grand désarroi.

Une fois dans le club, une première chose nous frappe : un sexagénaire est en train de jouer au ping-pong avec une fille qui a moins de la moitié de son âge.
Malheureusement, une deuxième chose nous frappe, et très fort : nous sommes en fait dans un club de ragga, avec un "DJ" et ses acolytes qui crachent dans le micro, sûrement pour mettre de l'ambiance. Je n'étais donc pas vraiment dans le genre d'endroit où j'espérais être, en même temps c'est ma faute, je n'aurais pas dû écouter un métalleux bizarrement barbu avec un ukulélé, qui présente Robyn comme le fer de lance de la house suédoise.

Nous finissons donc par déloger les occupants de la table de ping-pong, et j'organise une doublette dévastatrice avec mon nouveau pote allemand. Finalement, après pas loin de deux heures passées autour de la table de ping-pong, avoir vérifié que l'ambiance de la deuxième salle était strictement similaire à celle de la première, et après s'être vivement moqué d'un autre sexagénaire en costume et tongues, tout le groupe décida de partir et de rentrer à Lund.
Le bus passe finalement à 2h20 (au lieu de 1h55...), et 40 minutes plus tard nous sommes revenus à notre point de départ.
Par Supra - Publié dans : Soirées
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